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Tu sais déjà ce que c'est, le plaisir de porter quelque chose que tu as choisi. Le matin, en ouvrant ton placard, tu choisis le pull qui te plaît, la couleur de chaussettes que tu aimes ce jour-là, la jupe dans laquelle tu te sens bien. C'est un petit geste qu'on se fait à soi-même, sans toujours y penser, et qui pose un peu d'agréable sur la journée.

Eh bien, ta lingerie aussi peut être ce terrain de petit plaisir personnel. Et c'est même un assez beau terrain, parce qu'il est totalement intime, totalement à toi, totalement libre.

Pourtant, on en parle très peu à ton âge. Et il y a des raisons précises à ça, dont on a envie de te parler.

Le plaisir de soi, avant tout

Le premier visage de ce plaisir, c'est le plaisir qu'on se fait à soi-même en enfilant le matin une pièce qu'on aime. Personne d'autre ne la verra. Personne d'autre ne la jugera. Mais toi, tu sais qu'elle est là, contre toi, et qu'elle te plaît.

Ce plaisir-là ne dépend de personne. Pas du regard d'un garçon. Pas du regard d'une copine. Pas de l'approbation d'un adulte. Il est strictement entre toi et toi. Et c'est précisément ce qui le rend précieux.

À l'adolescence, on apprend à se construire un rapport intime à son propre corps. Ce rapport se joue dans mille petits gestes, et le geste de s'habiller le matin en est un. Choisir sa lingerie, c'est poser un premier geste pour soi, avant que les autres ne soient là pour voir. C'est se dire silencieusement "voilà ce qui me plaît, voilà comment j'ai envie de me sentir aujourd'hui". C'est s'autoriser une attention discrète, à un endroit qui n'appartient qu'à soi.

Cette logique change beaucoup de choses. Quand le plaisir est "pour moi d'abord", il n'a plus rien à voir avec la séduction, parce qu'il ne demande aucun spectateur. Une lingerie joyeuse devient un cadeau qu'on se fait, pas un signal qu'on adresse.

Le plaisir de choisir, et de se choisir

Le deuxième visage du plaisir, c'est celui de choisir. À l'adolescence, choisir devient progressivement un acte central de la construction de soi. Choisir ses amitiés, choisir ses passions, choisir ses lectures, choisir ses tenues. À chaque choix posé, on dessine un peu plus qui on est.

La lingerie ne fait pas exception. C'est même un terrain particulièrement bon pour apprendre à choisir, parce qu'il est intime. Personne ne te juge, personne ne sait, c'est ton arbitrage. Tu peux tester sans risque. Tu peux oser une couleur que tu n'oserais pas porter en t-shirt. Tu peux découvrir que tu aimes le tie&dye, ou au contraire que tu préfères les unis. Et chaque essai t'apprend quelque chose sur tes goûts.

Cet apprentissage du choix vaut bien plus que la pièce elle-même. Une fille qui prend l'habitude de choisir sa lingerie pour son propre plaisir prend l'habitude, plus largement, de poser des choix pour elle. Elle se prépare à toute une vie d'arbitrages, posés en interrogeant ses envies plutôt qu'en cherchant à plaire.

Le plaisir sensoriel et le plaisir des yeux

Le troisième visage du plaisir est le plus immédiat, le plus simple. C'est le plaisir physique d'une matière douce contre la peau. C'est le plaisir visuel d'une couleur qui te plaît, d'un imprimé qui te fait sourire quand tu ouvres ton tiroir.

Ce plaisir-là est sous-estimé parce qu'il paraît superficiel. Il ne l'est pas. La sensation d'un tissu agréable contre la peau, sur des heures et des heures d'une journée, change réellement ton ressenti. Une pièce qui gratte, qui marque, qui pince, te rappelle sa présence en permanence et fait peser quelque chose sur ton humeur. Une pièce douce, légère, qui s'oublie, fait l'inverse. Elle libère.

Pareil pour la couleur. Ouvrir un tiroir et voir du turquoise, du corail, un tie&dye rose ou un végétal vif, ce n'est pas la même expérience que d'ouvrir un tiroir blanc et beige. Le geste du matin devient un peu plus léger, un peu plus joyeux. Et cette joie, accumulée jour après jour, finit par compter.

Pour aller plus loin sur cette dimension précise, voir notre article La couleur en lingerie ado : pourquoi ce n'est pas un détail, qui creuse spécifiquement ce point.

Le grand malentendu

Si le plaisir de la lingerie est si peu nommé à l'adolescence, ce n'est pas parce qu'il n'existe pas. C'est parce qu'on hésite à le nommer, par peur que ce mot ouvre la porte à un imaginaire qui ne serait pas le bon. Cette peur a une logique. Posons-la clairement.

Avec la lingerie fonctionnelle, celle qu'on achète en pack au supermarché, le plaisir n'est tout simplement pas présent. On enfile sa culotte et son soutien-gorge le matin sans y penser, sans intérêt particulier. Les pièces sont là pour habiller un corps, point. Pas pour faire du bien à celle qui les porte. C'est un sous-vêtement au sens littéral, et le mot "plaisir" n'a pas de prise sur lui.

Avec la lingerie adulte traditionnelle, le plaisir existe, mais il est codé séduction. C'est le plaisir d'une femme qui s'apprête, qui se prépare à un moment particulier, qui pose un signal. Quand une mère se demande s'il est trop tôt pour aborder ce sujet avec sa fille, c'est ce plaisir-là qu'elle a en tête, et elle a raison de le trouver déplacé pour une ado. Une fille de treize ou quatorze ans n'a rien à faire dans ces codes-là, et personne ne le souhaite.

Mais entre ces deux pôles, il existe une troisième voie. Celle d'une lingerie pensée pour les jeunes filles, qui n'imite ni le sous-vêtement fonctionnel ni la lingerie codée adulte. Une lingerie qui propose, pour la première fois, un vrai terrain de plaisir personnel, à un âge où le plaisir est intime, joyeux et sans arrière-pensée. C'est cette troisième voie que 21 MARS a ouverte.

Pour les mères qui ont des doutes

Si tu te demandes, en lisant cet article, s'il n'est pas trop tôt pour que ta fille découvre le plaisir d'une jolie lingerie, voici ce qu'on a envie de te dire.

Ce n'est pas trop tôt. C'est même le bon moment. Le plaisir de soi est précisément ce que l'on apprend à cultiver pendant l'adolescence. C'est l'âge où on commence à choisir, à se sentir, à se découvrir des goûts. Lui retirer ce terrain au prétexte qu'il serait codé adulte, c'est lui transmettre l'idée que se faire plaisir à soi-même est suspect. Or c'est exactement le contraire qu'on veut lui transmettre.

La nuance, c'est que ce plaisir n'a rien à voir avec celui de la lingerie adulte. Il ne mobilise pas la séduction. Il ne s'adresse pas à un regard extérieur. Il est strictement entre elle et elle, dans l'intimité de son tiroir et de son geste du matin. C'est cette qualité de plaisir privé, sans destinataire, qui le rend pleinement adapté à son âge.

En lui offrant une lingerie pensée pour elle, jolie, colorée, douce, sans armature, dans une matière qui lui convient, tu lui ouvres ce terrain. Tu lui dis silencieusement "tu as le droit d'aimer ce que tu portes contre toi", et c'est un message qu'elle gardera bien au-delà de l'adolescence.

Ce que ce plaisir construit, sur le long terme

Une fille qui apprend, dès l'adolescence, à aimer sa lingerie et à choisir des pièces qui lui font plaisir construit quelque chose qu'elle gardera toute sa vie. Pas dans le sens d'une habitude de consommation. Dans le sens d'un rapport à soi.

Elle apprend que son corps mérite la même attention que ses tenues visibles. Elle apprend que se faire plaisir à soi-même est sain, pas suspect. Elle apprend à choisir en fonction de ses propres envies, pas du regard des autres. Elle apprend qu'une matière douce, une couleur joyeuse, un imprimé qui lui plaît, ne sont pas des détails, mais des petites attentions quotidiennes qu'elle a le droit de se faire.

Tout cela est exactement ce que tu voudrais lui voir construire en cette période. Et le tiroir à lingerie, parce qu'il est privé et qu'il échappe au regard, est un des meilleurs endroits pour le construire.

Le mot de 21 MARS

Chez 21 MARS, nous avons fondé la marque sur l'idée que la lingerie ado avait été oubliée entre le sous-vêtement fonctionnel d'un côté et la lingerie codée adulte de l'autre. Ouvrir une troisième voie était notre mission. Nous l'avons posée en partant d'une conviction simple : à l'adolescence aussi, on a le droit à une jolie lingerie qui fait plaisir.

Nos pièces sont sans armature, en matières douces certifiées OEKO-TEX®, dans des coloris et des imprimés exclusifs pensés pour elle, dans un système de tailles 0 à 5 lisible en quelques secondes. Tout est calibré pour que le plaisir soit présent du choix au port quotidien, sans qu'aucune dimension adulte ne vienne s'inviter dans l'histoire.

Pour découvrir nos pièces, parcours notre collection de soutiens-gorge ado et notre collection de culottes et shortys ado. Et pour prolonger la réflexion sur ce qui se joue dans l'image de soi à l'adolescence, voir notre article À la plage et à la piscine, ton corps n'a rien à prouver, qui ouvre la même conversation sous un autre angle.

Le plaisir d'une jolie lingerie n'a pas d'âge minimum. Il a juste des formes différentes selon les âges. Et la forme qu'il prend à l'adolescence est l'une des plus précieuses à cultiver.

21 MARS, Le monde nous appartient.